Aujourd'hui, le 13 octobre 2008, les chiffres sont les suivants :
En 8 ans, « les 0,01 % des foyers les plus riches ont vu leur revenu réel croître de 42,6 %, contre 4,6 % pour les 90 % des foyers les moins riches »
« Les 80 premières familles de France se partagent 330 milliards de francs. » : Humanité
« Il y a dans le monde de 2006, 9,5 millions de personnes qui détiennent des avoirs financiers supérieurs à 1 million de dollars. Leur nombre a augmenté de 8,3 % par rapport à 2005. » Attac
Selon la 12ème édition du rapport sur la richesse mondiale, publiée en juin 2008, le nombre de "riches" a dépassé en 2007 le seuil des 10 millions de personnes. La fortune possédée par ces 10 millions de "millionnaires" atteint 40,7 milliards de dollars (+9%).
Selon les définitions choisies, le nombre de travailleurs pauvres en 2006 en France est estimé entre 851 000 personnes et 2 210 000 personnes, voire jusqu'à 7 000 000 personnes selon les critères.
Selon le rapport 2007-2008 de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES), le nombre de travailleurs pauvres (revenus inférieur au seuil de pauvreté, 817 euros mensuels pour une personne seule) est passé de 1,47 million en 2003 à 1,74 million en 2005 soit "7% des travailleurs". Entre 1970 et 2002, si le taux de pauvreté global au seuil de 50% a baissé de 12% à 6%, le nombre de travailleur pauvres a lui augmenté de 3,4% à 5.7%.
Tout ceci n'est que de simples chiffres mais ils veulent dire beaucoup et sont explicites : les pauvres s'appauvrissent et les riches s'enrichissent.
Voici la situation actuelle en France et dans le monde entier.
Et tout cela est cautionné et véhiculé par la société actuelle qui ne met en valeur que le profit, et ce par n'importe quel moyen, et l'écrasement des autres afin d'être le « plus » : plus fort, plus riche, plus puissant... ; plus, toujours plus : voilà le mot d'ordre.
Aujourd'hui, je crois que si l'on veut que les choses changent, une seule solution s'offre à nous : la lutte.
La lutte qui conduira à la révolution.
Et par révolution, j'entends le mot dans son sens le plus strict : changement important dans la vie d'un peuple
Et cela peut réellement réussir. Si touts ceux qui veulent que les choses changent, que la société telle qu'on la connaît connaisse une réelle mutation, que toutes ces personnes s'unissent, les choses peuvent devenir autrement. Car ceux qui désirent et qui ont besoin d'un changement sont plus nombreux que tous ceux qui ont créé le système et qui en profitent.
La population mondiale a une réelle force et peut créer son propre changement.
Mais, bien sur, cela n'est possible que si chaque être humain prend conscience de la situation et décide de changer les choses.
Aujourd'hui il faut récupérer ce qui nous appartient : la rue, l'espace public, la nature...
Il existe d'autres moyens de s'organiser et dont on ne nous parle jamais à l'école, où l'on est sensé apprendre et grandir. Là où se forme notre pensée, nos envies et nos rêves.
Car qu'est-ce qu'on nous apprend aujourd'hui ?
Pour l'institution deux choix s'offrent à nous : être chef d'entreprise ou être l'employé.
Mais d'autres choses sont possibles telles que les coopératives, une entreprise où chacun a sa place et sa responsabilité et où tous agissent sur un pied d'égalité.
Et ceci n'est pas une utopie car cette méthode d'organisation existe à plein d'endroits dans le monde.
De même que l'auto-organisation et l'autogestion sont possibles.
Nous ne sommes pas dans l'obligation de passer par les institutions et/ou les détenteurs des capitaux pour vivre et construire notre futur.
Car on peut trouver des solutions tous ensemble et construire des choses nous-mêmes.
«La lutte contre l'idéalisation est la lutte contre la rationalité.»
Noam Chomsky